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Le premier ministre de l'Inde parle de "réconciliation"
dans une lettre aux autorités pakistanaises
L'inde
a lancé une invitation formelle au chef de la junte pakistanaise,
le général Pervez Moucharraf, et à sa femme
pour une visite à New Delhi, dans une lettre remise, vendredi
25 mai, par l'intermédiaire de son ambassadeur à
Islamabad, a annoncé un porte-parole du ministère
indien des affaires étrangères à New Delhi.
L'Inde
avait annoncé, il y a deux jours, qu'elle allait convier
le dirigeant pakistanais à des négociations sur
le Cachemire et sur d'autres questions. Ces entretiens seraient
les premiers entre les deux pays depuis qu'un premier processus
de conciliation a été interrompu brutalement par
le conflit du Cachemire, il y a deux ans.
Le
Pakistan a indiqué qu'il accepterait l'invitation, un geste
salué par les analystes comme un événement
majeur dans les relations troublées entre les deux Etats
d'Asie du Sud, qui ont tous deux procédé à
des essais nucléaires au cours des dernières années.
"La
lettre signée par le premier ministre Atal Behari Vajpayee
a été remise par l'ambassadeur indien R. Vyas au
secrétaire général du ministère des
affaires étrangères Inamul Haq ce matin",
a déclaré le porte-parole du ministère indien
des affaires étrangères, Raminder Singh Jassal.
L'annonce
de l'invitation du premier ministre indien au numéro un
pakistanais avait été faite juste après que
l'Inde eut décidé de mettre fin à son cessez-le-feu
unilatéral de six mois contre les séparatistes musulmans
au Cachemire. Vendredi, quatorze personnes ont été
tuées, dont huit soldats indiens qui ont péri dans
l'explosion de trois mines antipersonnel.
"Notre ennemi commun est la pauvreté",
écrit le premier ministre Vajpayee dans sa lettre. "Pour
le bien de nos peuples, il n'y a pas d'autre recours que de poursuivre
sur le chemin de la réconciliation."
Le
premier ministre fait aussi référence, dans son
texte, à sa visite à Lahore de février 1999,
lorsqu'il avait donné l'accolade au premier ministre pakistanais
de l'époque, Nawaz Sharif, ultérieurement renversé
par un coup d'Etat.
Rien
n'a filtré, ni à New Delhi ni à Islamabad,
du calendrier qui pourrait présider à la reprise
des contacts. Le premier ministre indien doit subir une intervention
chirurgicale le 7 juin, à la suite de laquelle est prévue
une convalescence de plusieurs semaines. Les observateurs estiment
improbables des entretiens avant la fin juin.
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